L'aventure commence en apostrophe avec une majuscule, c'est l'histoire de ce que pourrait (ou devrait) être la vie. Le héros se nomme Martin. Au fil du temps il est devenu un grand garçon, passant sur les coups durs comme l'éponge décrasse la gazinière dans les pubs de détérgents.
Martin se satisfait de l'existence occidentale, comme tous ses semblables, en voulant la changer. Il a voté Sarkozy, et regrette de ne pas avoir opté pour LePen. Avec celui-ci, tout aurait changé, il en est persuadé.En 2012 il votera Besancenot, car il n'aime pas la France telle qu'elle est. D'ailleurs, il n'apprécie pas tellement les données que lui transmettent du monde les informations télévisées. S'il le pouvait, il voterait aux U.S pour Obama et il prendrait la tête des Farcs en Colombie pour une guerilla humanitaire.
Martin a perdu espoir pour un monde parfait, comme tous ses semblables. Désabusé, conscient de tous les bonheurs et de tous les malheurs, il lui reste une existence à mener. Alors déboule la grande question philosophique : la vie vaut-elle d'être vécue ? Au-delà, que fait-on pour mener une vie saine et qu'est-ce que cela signifie (une vie saine) ? Autant de problématiques philosophiques qui en appelelent d'autres et dont la réponse universelle n'est pas humainement intelligible ou réalisable.
Et Martin, comme tout ses semblables, entend bien cela. Mais Martin est comme tout le monde. Il veut vivre, se faire plaisir, et jouir de tout ce qu'il pourra.
Vivre dans un absolu… Avoir à ses côtés la femme de sa vie ; avoir la possibilité de s'épanouir dans son travail. Si une seule personne peut avoir tout cela, alors chacun devrait l'avoir. S'il existe des personnes à la dêche aujourd'hui, c'est parce que certain ont manqué de courage. Qui a déclenché le genocide rwandais, qui tue les SDF, qui envoie les élèves en facultés, qui ne construit pas de logements sociaux ? Ce sont tous ceux qui veulent un monde meilleur, ce sont tous ceux qui veulent du bien à Martin. |