La petite princesse était plus que magnifique Dans la vieille forêt ombragée et terrifiante Il y avait mille fées, il y avait des loups L'éternelle petite princesse avançait sans peur Mais, dans les songes du prince, demeurait sans défense
Sur la route du grand château de son grand royaume La jeune enfant marchait, guidée par les mille fées Et les loups demeuraient tapis pour la croquer Bientôt, au loin, la lune éclairait la prairie Alors l'éternelle petite princesse souria
Sûr d'elle de retrouver ses parents et le prince Oubliant la pénombre, elle se mit à courir Afin de quitter au plus vite la noir forêt Pour respirer l'air pur et la lumière lunaire Mais de nulle part surgit le gigantesque dragon
C'était un monstre énorme, plus de six mètres de haut Il crachait des flammes et avait de dures écailles Son coeur palpitait comme un roulement de tambour Les loups tétanisés n'esquissaient plus un geste La princesse était au paroxisme de l'angoisse
Le dragon statique, tel une statue effrayante Fixait en faïence la jolie et jeune enfant Les yeux dans les yeux les deux héros s'admiraient La petite princesse la puissance du grand dragon Et le grand dragon la beauté de la princesse
Le crépuscule impatient était spectateur Puisque la nuit était le théâtre de la scène Les loups, les arbres, les mille fées étaient le décor Les constellations, enfin, faisaient l'éclairiage De cette ténébreuse et héroïque aventure
Les créatures de la forêt voyaient bouche bée Tout le triomphe de l'univers et sa grandeur La vivante représentation de l'épopée De ce qu'est la vie, l'amour, le courage, l'espoir L'intégrale magnificence de l'inée splendide
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